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Ouverture du Congrès national de l’UPR : « je me soumettrai à la volonté des congressistes pour mon maintien ou non à la tête du Parti », a indiqué Elhadj Ousmane Bah (photo) |
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Par Abdallah Baldé
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19-07-2008 |
Les travaux du congrès extraordinaire de la principale formation de l’opposition parlementaire ont été lancés le vendredi 18 juillet 2008 à Labé et pour trois jours, sous la présidence de son leader, Elhadj Ousmane Bah.
Ce congrès, destiné au renouvellement des membres du Bureau Exécutif national de l’UPR, est placé sous le signe de « l’unité, de clarification et de consolidation du parti ». Premier congrès du genre depuis la création de l’UPR le 9 décembre 1998, il réuni 354 des 410 membres statutaires repartis entre le bureau exécutif (95/125), le comité national des femmes (45/45), celui des jeunes (45/45) et les représentants des fédérations de l’intérieur et de l’extérieur (171/195). Les congressistes saisiront en plus l’occasion, selon le programme établi, pour débattre des questions liées à la révision des statuts et du règlement intérieur, du fonctionnement et de la vie du parti et des élections législatives à venir. Les cérémonies qui ont été lancées aux environs de 15 heures à l’amphithéâtre du CFP de Labé ont connu la présence du gouverneur de région, M. Sory Dioubaté, des autorités préfectorales et religieuses ainsi que la présence des représentants locaux de certains partis politiques (UFD, UFR et PUP). Après le discours de bienvenue prononcé par Elhadj Bano Bah de la Fédération de Labé, précédé de rapport du mandat, ce fut le tour du Président de l’UPR de prononcer le discours d’ouverture dans une ambiance électrique agrémentée par des refrains de l’orchestres Gando Maci, des nyamakalas de la région et la meute de griots mobilisés et acquis à la cause. Dans son allocution, Elhadj Ousmane Bah a rendu un hommage appuyé à l’Honorable Siradiou Diallo, père fondateur de l’UPR et natif de Labé et où il repose depuis le 26 mars 2004.
Selon le patron de l’UPR, la tenue de « ce congrès à Labé, ville historique, grand centre culturel qui a joué et joue un rôle imminent dans l’histoire du pays » est une volonté pour « renouveler l’hommage à ce grand homme, (ndlr : Siradiou Diallo) à ce grand Africain, à ce grand patriote qui nous a laissé un exemple à suivre ». Visiblement gagné par l’émotion, il fini par formuler le vœu « d’avoir la sagesse et la force de conserver et faire prospérer l’héritage », entendez l’UPR.
Se referant d’une citation de son prédécesseur, il indique que « le congrès est un rite, une liturgie et pour tout dire, une messe qu’un parti moderne est tenu d’organiser quelque soit le prix ».
De passage, sachez que cette assise nationale a coûté la bagatelle de 150 millions de nos francs. De la crise née de la fronde dirigée contre sa personne, le président de l’UPR s’est voulu conciliant et considère ce triste spectacle comme « un incident de parcours, une crise de croissance ». Très confiant, il a lancé une invitation à consacrer les « présentes assises à mener de profondes réflexions en vue de permettre à notre parti de mieux rebondir pour d’autres victoires d’étapes ». Son intervention a fait mention du rapport d’activités et de l’état financier avant de clôturer par l’annonce du retour à la famille politique qu’il dirige de trois compagnons de lutte de feu Siradiou Diallo. Kerfalla Bangoura, Elhadj Aboubacar Camara et Alsény Fadiga ont été présentés et ont fait l’objet d’un tonnerre d’applaudissements. Ce samedi, les congressistes éliront le président de leur parti après avoir discuté et amendé les statuts et règlement intérieur. Sur ce point précis, Elhadj Ousmane Bah a clairement indiqué son intention de se soumettre aux voix et de respecter la volonté des congressistes sur son maintien ou non à la tête de l’union pour le progrès et le renouveau.
Mais pour la quasi-totalité des participants, il n y a point d’illusion, le leader de l’UPR, désigné à la tête du parti en 2004, bénéficie de la totale confiance des militantes et militants de sa formation politique pour être confirmé à la tête du parti.
Abdallah Baldé, pour Infoguinee
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