| Un Sy Savané en cache un autre :du SLECG à l’appel au coup d’Etat ! |
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| Par Sadio Barry | |||||||||
| 18-06-2008 | |||||||||
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Le 11 du mois courant (juin), notre journaliste Namory Condé nous informait que l’intersyndicale de l’Education Fspe/slecg, a décidé du déclenchement d’une grève générale et illimitée, sur toute l’étendue du territoire national dans le secteur de l’éducation et de la recherche scientifique, à compter du 19 juin 2008, jusqu’à la satisfaction totale de ses légitimes revendications. Cela, à la veille des examens de fin d’année programmés pour le 17 juin. Les enseignants réclament entre autre:
le reclassement et la prise en charge des enseignants admis aux examens professionnels, le paiement avec rappel, à la fin du mois de mai, des 25 points d’indice, des primes et indemnités, la prise en charge salariale des contractuels déjà engagés, le doublement du niveau de salaire, le relèvement immédiat de la prime de transport. Après la satisfaction sans condition des militaires pilleurs, nous sommes parmi ceux qui comprennent et soutiennent les enseignants dans leurs revendications. Notre journal écrivait d’ailleurs : « En tout cas, on ne peut pas distribuer des millions à des soldats improductifs et refuser de tenir compte des revendications des travailleurs. » En analysant l’interview du porte-parole des enseignants, le Dr Souleymane Sy Savané, Secrétaire général adjoint du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), on est en droit de se demander si ce Docteur est lucide ou logique dans sa démarche : ceux au nom desquels il parle ont formulé leurs revendications dans une plate-forme dont ils demandent la satisfaction. Quand le Dr Sy Savane dit ne pas reconnaître le gouvernement qui est appelé à satisfaire ces revendications, on se demande bien ce qu’il veut et comment veut-il s’y prendre ? A l’écouter, on croirait entendre Alpha Condé. Si l’opposant et le leader politique peut tenir de tels propos, le porte-parole d’un groupe de fonctionnaires devrait se montrer plus prudent : on ne peut pas formuler des revendications et dire qu’on ne reconnaît pas la personne à laquelle les soumettre. Autant changer la plate-forme revendicative et demander le départ du régime de façon courageuse, sincère et sans démagogie. Les enseignants doivent rappeler leur porte-parole à l’ordre ou le remplacer s’ils tiennent à ne pas changer de revendication pour demander le départ de Conté et de son régime. Car, tant que ce dernier est là, après le passage de Kouyaté, on va devoir composer avecles moins mauvais de son clan. Les enseignants doivent comprendre surtout que jamais la ville morte ou la chaise vide n’a préoccupé le régime de Lansana Conté. Tout ce qui ne perturbe pas le coma de Conté ne le fléchira jamais ! Et s’ils sortent marcher, alors le fils du Général, Pivi Coplan pourrait bien s’en occuper. Demandez aux policiers ! Nous avons été également surpris par un autre Sy Savané : celui de Rouen. Ce grand intellectuel nous a habitués à des analyses de très haut niveau et rationnelles. Autant, notre surprise fut grande la semaine passée, quand nous avons lu un de ses écrits où il semble rejeter Dr Souaré en portant l’espoir sur l’armée ! Le prétexte de Sy Savané est que Dr Souaré est du clan de Conté. Se rappelle-t-il que l’armée est sa famille ? Tout le monde sait que c’est à cause de l’armée que le changement démocratique est rendu impossible en Guinée. S’il y a un officier de la qualité que Sy Savané veut nous vendre, il y a eu assez d’occasions pour que l’intéressé se manifeste, ne serait-ce que par une déclaration de type républicain et loyal au peuple. Par exemple, les massacres de plus de 180 jeunes guinéens, les pillages et tueries des civiles par des éléments de l’armée etc. qui sont de nature à tenir l’image de toute l’institution). Sy Savane avait pourtant accordé une période de grâce à Lansana Kouyaté bien que connaissant le passé de ce dernier au service des dictateurs et sa gestion corrompue des affaires à la francophonie. C’est d’ailleurs Sy Savané qui nous a appris que Kouyaté avait acheté son poste de PM. Malgré tout, il lui a accordé une période de grâce avant de le juger à la Primature. Pendant longtemps, beaucoup d’intellectuels guinéens avaient demandé l’intervention de Conté pour le départ de Kouyaté. Beaucoup avaient exprimé le souhait et même l’exigence que le pouvoir accepte le dialogue politique et de voir un gouvernement d’union nationale se constituer en Guinée avant l’organisation des élections ; afin que ces dernières soient justes et transparentes. Dr Souaré s’est prononcé dans ce sens et a joint l’acte à la parole en faisant des consultations. Comment alors un intellectuel ou politicien rationnel pourrait-il justifier le refus de répondre à cet appel ? Nous pensons qu’il faut tester d’abord la bonne fois de l’intéressé et voir ce qu’il offre avant de le rejeter. A moins qu’on ne soit doté d’une autre force pour arriver à « son changement » ! SADIO BARRY Administrateur de www.guineepresse.info
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