Contrairement à certains pays africains et même européens, la Guinée manquerait cruellement de vision dans la promotion de son élite qui, dans un esprit d’entreprenariat, tente tant bien que mal, dans un environnement socioéconomique difficile de créer de l’emploi afin de lutter contre la pauvreté.
Pour développer un pays, il faut produire des richesses exportables et des compétences ou posséder de l’expertise qui pourrait se monnayer ailleurs. Certaines sociétés de l’Hexagone du fait de leur grande maîtrise dans différents domaines ont pignon sur rue dans moult pays africains. Cela n’est pas le fait du hasard, mais plutôt une culture politique conçue par des hommes et des femmes dont le seul objectif serait de créer des richesses pour le bonheur de leurs concitoyens. Et la Guinée en tant que jeune nation a les atouts nécessaires pour promouvoir cette culture d’entreprenariat afin de lutter contre la pauvreté qui assaillent le pays depuis des lustres.
En effet, au lendemain de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, il aura fallu un homme de culture de la dimension de Fodéba Kéita pour lancer les grands chantiers de la culture guinéenne.
Tout comme sur le plan politique, il faudra retenir le courage et l’abnégation des principaux leaders politiques de l’époque pour conduire la Guinée vers l’indépendance.
Après sa création le 1er novembre 1959, l’armée guinéenne a eu pour hommes de référence, le Colonel Kaman Diaby, le Général Noumandian Kéita, le Colonel Lamine Diallo et tant d’autres, qui étaient tous, sous la conduite du ministre de la Défense nationale, Fodéba Kéita pour en faire une institution crédible.
Dans le cadre du secteur privé, les grands promoteurs (dont entre autres Baïdy Guèye, Petit Touré et des Libano-Syriens) tous de grands opérateurs économiques qui aimaient profondément la Guinée et qui ont tout abandonné ailleurs avec tous les aléas d’un environnement économique en gestation pour venir servir la patrie. Malheureusement pour la Guinée, la plupart de ces hommes cités ci-haut, ont été victimes de l’incompréhension et d’une cruauté que rien, ni personne ne peut justifier….
Aujourd’hui, nous pensions que la Guinée avait tiré les leçons tragiques de son passé encore récent pour s’ouvrir au monde moderne qui a pour seul critère la compétitivité et le pragmatisme dans le marché impitoyable du monde des affaires.
Cependant, nous constatons encore que des esprits rétrogrades font tout pour empêcher l’émergence d’une nouvelle élite capable de relever les défis auxquels le pays est confronté.
C’est pourquoi, il est impératif de cultiver l’esprit d’entreprenariat, la solidarité, l’entraide et la concorde entre les Guinéens de tout âge et de toute sensibilité politique dans l’intérêt supérieur de notre nation. Nous devons avoir, à l’image du Burkina Faso, du Mali, de la Côte-d’ivoire, du Sénégal, de la France et des Etats-Unis, une politique de promotion et de soutien des acteurs du secteur privé.
Au Burkina Faso par exemple, le milliardaire Kanazoé bénéficie de toute l’attention et de la compréhension de l’Etat pour avoir exécuté tous ses travaux à la grande satisfaction de son mandataire qui est l’Etat burkinabé.
Au Mali, le milliardaire Babany Cissoko avait également bénéficié de toute la protection de l’Etat malien, le président Konaré en tête lors de son arrestation aux USA pour l’achat des Hélicoptères. Il est aujourd’hui député- maire de sa localité, bénéficiant du coût de l’immunité parlementaire le protégeant des poursuites des autorités des Emirats Arabes Unies.
En Côte-d’ivoire, les grands transporteurs ont tous bénéficié de la compréhension de l’Etat et du peuple ivoiriens. C’est le cas de Inzan Koulibaly de Daloa, N’Zikan (UTB) Bouaké et de N’Fa Cissé d’Odienné etc.
Au Sénégal, le Président Wade s’est spécialement déplacé pour négocier de grands marchés à Malabo en Guinée Equatoriale pour des sociétés de son pays (Pierre Goudiaby ATP). Ici, en Guinée qui ignore la société sénégalaise, dénommée Compagnie Sahélienne d’Entreprise (CSE) qui a exécuté des travaux de voirie sur l’autoroute du lot Kenien - Aéroport.
En France, le Président Sarkozy a fait le déplacement de la Chine pour aller défendre des marchés et faire la promotion des sociétés françaises.
Quant aux Etats-Unis, avec le cyber- attaque dont a été victime Google en Chine, la réaction de l’administration Obama a été immédiate.
Alors, pourquoi, ce qui est possible ailleurs ne l’est pas chez nous ?
Pourquoi en voudrait- on à KPC qui fait la fierté du pays par la qualité de ses prestations avec son groupe GUI- CO- PRES.
A- t- il bénéficié des marchés de l’Etat plus que Kanazoé au Burkina ? Après les sociétés minières, quelle entreprise emploie mieux que GUI-CO- PRES qui a ses antennes installées dans toutes les régions du pays ? Ne serait- ce que pour ça, KPC devrait bénéficier de l’estime et des encouragements de la part de ses compatriotes dans son combat contre la pauvreté. Contrairement à la campagne de dénigrement que lui livrent ses détracteurs, allant jusqu’à suggérer d’inscrire son nom sur la liste des personnes à sanctionner par la communauté internationale, suite à la répression sanglante du 28 septembre 2009. Heureusement aujourd’hui pour lui, son innocence est établie et son honneur sauf.
Après la transition, ne serait- il pas souhaitable de voir le prochain président démocratiquement élu effectuer des déplacements officiels en compagnie de Kerfala Camara ‘’KPC’’ dans le souci de décrocher pour lui, et d’autres opérateurs économiques de gros marchés porteurs pour le pays.
Avec le nouvel élan que le pays vient amorcer, il faut oser croire que le temps de la méchanceté gratuite est révolu. En tout cas, nous l’espérons vivement.
Alors, il est impératif pour les Guinéens de se donner la main afin de bâtir une nouvelle Guinée tolérante et respectueuse des valeurs et des compétences gages d’un avenir radieux. Vivement la culture du mérite et de l’excellence.
Source: L'Observateur