Une importante délégation du parti de la Nouvelle Génération pour la République (NGR) s'est rendue vendredi 26 février 2010, au district de Kily Fandié, dans la préfecture de Forécaréah pour assister à la célébration du Maouloud, l'anniversaire de la naissance du prophète Mahomet.
Cette année, le président de la NGR, Ibrahima Abe Sylla, était le parrain de cette grande fête religieuse musulmane. Arrivé à Fandié sur invitation de la famille Sakholah pour commémorer le Maouloud avec les habitants de ce district de la sous-préfecture de Mafèrènyah, Abe Sylla a mis son voyage à profit pour faire le point de l'avancement du chantier d'un centre de santé moderne financé par sa fondation ''Sylla Foundation'' avec plus de 350 mille dollars US.
La délégation de la NGR était composée de Mohamed Joe Sidibé, vice-président , Mme Sylla Hadja M'Balou Fofana, vice-présidente chargée des relations extérieures, Mme Thiam Bintou Kann, présidente du bureau national des femmes et d'autres responsables politiques du parti.
Après le district de Fandié, Abe Sylla, le président de la NGR s'est également rendu dans la sous-préfecture de Mafèrènya, à Coyah et à Dubréka où il a fait des gestes en guise de contribution à la commémoration du Maouloud. Là, le président de la NGR a fait un geste important aux imams et aux fidèles musulmans qui ont fait des prières et bénédictions pour le donateur. A la question de savoir si son déplacement est une sorte de campagne, Abe Sylla a répondu affirmativement. « Oui ! La campagne a commencé depuis que le Général Sékouba Konaté a annoncé la libération des activités politiques.
Donc, il y a des préparatifs qu'il faut faire pour prendre contact avec les militants. Etant un nouveau parti politique présent dans les trente trois préfectures, c'est une bonne chose pour nous de sillonner le pays pour prendre contact avec nos militants et sympathisants, afin de bien préparer les élections présidentielles », affirme-t-il.
Comment se porte la NGR à l'intérieur du pays ? « La NGR se porte bien à l'intérieur du pays, même si nous n'avons pas encore fini de nous implanter dans certains villages reculés. Mais comme ce sont les élections présidentielles avant celles législatives, Je ne pense pas que cela aura un impact sur notre parti, parce que là, c'est le choix des hommes qui va s'opérer. Ce ne sont pas les candidats au niveau local qui vont faire la compétition. Même étant candidat libre, vous pouvez gagner les élections, si vous êtes organisé avec de très bonnes stratégies de campagne », soutient M. Sylla.
Parlant de l'exclusion des guinéens de l'étranger aux prochaines élections présidentielles, Abe Sylla s'est dit indigné par la décision du président de la CENI d'exclure la diaspora qui ne votera pas selon Ben Sékou Sylla.
« Il n'est pas question d'exclure les guinéens de l'étranger qui participent directement ou indirectement au développement socioéconomique de notre pays. Il faut qu'on donne la chance à tous les guinéens de choisir leur président », martèle-t-il. « Chaque guinéen de la diaspora nourrit au moins une ou deux familles en Guinée grâce à l'argent qu'il envoie chaque mois. Si vous multipliez cette somme par 5 millions de personnes, vous aurez une somme colossale. Donc, s'ils sont privés de leurs droits, je trouve cela injuste », poursuit-il.
Pourquoi cet investissement à Fandié ? « Avant même que je ne commence la politique, nous avions une fondation aux Etats-Unis qui réalise des actions caritatives pour les communautés rurales de notre pays. Donc, le financement de cet hôpital moderne de Fandié fait partie des actions que nous avons promises de réaliser sur toute l'étendue du territoire guinéen.
Pour Abe Sylla, s'il est président, il imposera cette action dans toutes les préfectures et districts de la Guinée.