Peu avant la publication de son nouveau gouvernement, Jean-Marie Doré s'est une nouvelle fois adressé à ses compatriotes, en réactualisant son discours de samedi dernier. Dans son discours, il a dit que si un ministre ne se montre pas efficace dans la mission qui lui est confiée, il sera immédiatement remplacé.
Dans son exposé, il a rendu hommage aux victimes des douloureux
événements du 28 septembre 2009, ainsi que celles de Janvier- février
2007. Selon lui, "ce sont les martyrs de la liberté et de la démocratie
pour lesquels" les Guinéens continuent "aujourd'hui encore" à se battre
"pour honorer leur mémoire. Il a aussi dit avoir mesurer le "poids de
ses responsabilités historiques et sait que les Guinéens et nos
partenaires attendent beaucoup des nouvelles autorités de la
transition."
Le nouveau Premier ministre a ajouté que : "Malgré tous les défis, je reste serein et confiant, parce que je sais que je peux compter sur chacun et de tous et sais aussi que nous sommes, dit-il, tous déterminés à réussir le pari d'une transition apaisée qui marquera le début d'une nouvelle ère de démocratie et de prospérité".
Pour lui, les hommes et les femmes qu'il a proposés aux Guinéens pour les conduire vers une nouvelle destinée, pourront combler les attentes de ces derniers. S'agissant de cette fin de long suspense, Mr. Jean Marie Doré reconnaît qu'il a fallu "du temps et de la patience pour la composer." Pour la première de l'histoire guinéenne, il s'est agi de "concilier plusieurs sensibilités".
Selon lui, le temps de la transition ne sera pas seulement celui d'organiser des élections, mais aussi de "la réconcilitation entre Guinéens, pour qu'ils apprennent à vivre ensemble en s'acceptant mutuellement". Le vieil opposant dit avoir pris en compte de tous les équilibres de toutes les parties prenantes que sont les Forces politiques, le Cndd et les Forces sociales.
Ce Gouvernement dit M. Doré permet d'avancer sur la voie que "nous nous sommes tracée et de sortir de l'attentisme dans lequel notre pays avait commencé à s'installer". Il a invité ses ministres à "l'effort et au sacrifice qu'exige le devenir de la patrie". Il a remercié ensuite le Général Sékouba Konaté, Président de la transition et président de la République par intérim.
Il indique toutefois: "S'il est établi, à un moment ou à un autre que l'un des acteurs de cette transition est mêlé à un scandale financier, ou se trouverait dans le collimatteur de la Justice nationale ou internationale, notamment dans les tragiques évènements du 28 septembre 2009, il est clair que nous en tirerons toutes les conséquences; étant entendue qu'il nous faut mettre fin à l'impunité et moraliser notre façon de gouverner" a-t-il confié.
Dans la même logique, poursuit Jean-Marie Doré, si un ministre ne se montre pas efficace dans la mission qui lui est confiée, il serait immédiatement remplacé. Car le temps nous est compté. C'est pourquoi aucune erreur ne sera permise et l'efficacité plutôt par le passé doit nous guider tous dans nos actes et comportements quotidiens. L'objectif demeure de conduire notre pays dans la paix et l'unité aux prochaines élections afin de garantir le processus de transition auquel une nouvelle impulsion vient d'être donnée. Cela est indispensable pour encrer définitivement la démocratie dans notre pays."
Il a rappelé l'autre mission de son gouvernement relative à la restructuration des Forces de défense et de sécurité guinéennes. Il mentionne que: "La Guinée a tout ce qu'il faut pour aller de l'avant et réussir. Elle a souvent manqué seulement la volonté politique et la vision. Puisse cette transition à cet égard constituer une rupture avec le passé et faire de l'immense espoir actuel une réalité pour l'avenir, " a-t-il dit.