Le Colonel Moussa Kéïta, secrétaire permanent du CNDD, arrêté dans la nuit du 28 au 29 janvier pour « indiscipline au sein des forces armées » puis libéré, n'en fini pas avec les humiliations. Tenez : le 1er février dernier, il a été refoulé par la garde rapprochée du Général Sékouba Konaté, du côté de Taouyah. Pourtant, il serait parti là-bas afin de présenter ses excuses au Président de la transition mais aussi le remercier de l'avoir sorti de prison.
Ainsi, la descente aux enfers continue pour le colonel Moussa Kéïta. L'homme qui avait déclaré à N'Zérékoré « Dadis ou la mort » récolte ce qu'il avait semé. Quand le capitaine Dadis Camara avait été évacué au Maroc, il avait été le premier à annoncer que le CNDD se retirait des pourparlers inter guinéens de Ouagadougou jusqu'au retour du chef de la junte. Et quand le Maroc a embarqué le Président Dadis convalescent pour Ouagadougou, le colonel Moussa Kéïta et compagnie ont affûté leurs armes.
Pendant que le Général Konaté était en séjour dans la capitale du Faso pour rencontrer le capitane Dadis, à Conakry, le colonel Kéïta réussira à former le fameux collectif des membres du CNDD. Ce dernier, contre la volonté de la troupe fidèle au Général Sékouba Konaté, fera une déclaration réclamant le retour imminent du chef de la junte à Conakry.
Comme si tout cela ne suffisait pas, le secrétaire permanent du CNDD proposera qu'un groupe d'officiers se rendent à Ouagadougou afin d'exiger le retour du capitaine Moussa Dadis Camara. Ils s'y heurteront à l'intransigeance du Général Konaté mais aussi à celle du Président Blaise Compaoré. Voilà autant de choses qui ont fait que le Général Konaté a commencé à se méfier de lui. « C'est un homme à écarter de la gestion du pouvoir en cette période de la transition », soutiennent les détracteurs de Moussa Kéîta.