Ce dimanche, malgré la présence d’une délégation gouvernementale dépêchée d’urgence dans la ville, sous la conduite du Secrétaire général aux Affaires religieuses, Elhadj Koutoubou Sano, les belligérants (Guerzé et Konianké), auraient été difficiles à contenir, bien qu’un couvre-feu soit en vigueur depuis samedi.
Les Konianké, de confession musulmane, voulaient semblent-t-il s’en prendre aux édifices religieux chrétiens, après la destruction d’une mosquée, qui a été perpétrée dans la nuit de vendredi dernier, un acte attribué à des jeunes Guerzé.
Le bilan officiel de ces affrontements fournis par des sources gouvernementales est de 1 mort, deux disparus 29 blessés.
Cependant, des sources jointes sur place, parlent de deux morts, suite à la découverte d’un corps dans un puits ce samedi. Le nombre de blessés serait également d’une quarantaine.
Ces échauffourées ont éclaté après qu’une femme se réclamant de la religion chrétienne ait été prise pour cible par des musulmans alors qu’elle voulait traverser une aire de prières.
La femme a déclaré à ses proches avoir perdu un sac de riz de 50 kg et de 2 millions de francs guinéens soit 200 mille FCFA, ce qui aurait choqué la communauté chrétienne, embrasant la cité.