Suspendu au lendemain de la prise du pouvoir par la junte militaire, le capitaine Moussa Dadis Camara vient de prendre une série de mesures robustes visant à protéger les ressources forestières et fauniques contre les agents destructeurs de l’environnement, à travers la réhabilitation du corps de garde forestier, avec des pouvoirs très renforcés.
Composé d’hommes et de femmes âgés entre 18 et 30 ans, et placé sous la responsabilité du département de l’environnement, le corps de garde forestier est soumis à une formation militaire de base ainsi qu'à une formation technique en matière de gestion de l’environnement, il doit prêter serment, avant sa prise de fonction.
Sa mission ? Veiller au respect vigoureux de la réglementation forestière et faunique en Guinée, veiller à la protection de la faune sauvage contre le braconnage, la chasse non réglementée, la chasse des espèces non autorisées dans les espaces fermés à la chasse, empêcher la détention, le transport, la commercialisation, l’exploitation des produits forestiers ainsi que de la faune, de manière illégale, protéger les forêts ainsi que leurs ressources contre tous les facteurs de dégradation, notamment :
Les feux agricoles et pastoraux non autorisés, les défrichements anarchiques des forêts, la coupe abusive du bois, l’exploitation forestière clandestine, les ouvertures non permises des carrières minières ou d’agrégats, de constructions de routes ou de pistes rurales, de lignes électriques de haute tension ou de construction de barrages hydro électriques ou agricoles.
Dans l’exercice de leur fonction, les gardes forestiers sont autorisés à interpeller les personnes, arrêter et fouiller leur véhicule, pénétrer dans les entrepôts frigorifiques publics ou magasins, train d’embarcation pour y effectuer des fouilles, afin de procéder à des saisies et confiscations des produits frauduleux. Dans lesd maisons, ils sont priés de partir avec un magistrat.
Une fois les saisies faites, les présumés délinquants ainsi que les objets confisqués sont conduits devant un agent forestier ou un agent judiciaire assermenté, avec un compte rendu circonstancié à l’appui.