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| Revue de la Presse hebdomadaire du 29 juin au 5 juillet 2009: Dadis Show sur portable :C’est Komarra |
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| Par Moustapha Kéïta | |||||||||||||||
| 03-07-2009 | |||||||||||||||
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Dadis Show sur portable : C’est Komarrant !--Primature : Kabinè Komara en sursis ?--Transition : Un comité ad hoc pour quoi faire ?--Examen : Tolérance zéro pour zéro corruption
LE LYNX, actualité oblige,
revient sur les propos musclés de Dadis prononcés contre le PM Komara.
« Dadis Show sur portable : C’est Komarrant ! » est le titre de cet
article qui commence par poser la question de savoir « dans quelle
circonstance la prouesse a été réussie », celle de cet enregistrement
dans lequel « El Dadis fait la fête au Komara Kabinet de la Primature
» et qui a fait le tour de tous les téléphones de Conakry. La cause du
courroux de Dadis est ensuite révélée par le journal qui note que le PM
« s’est permis de recevoir la bosse de la compagnie minière de
Dinguiraye ». C’est pourquoi, venant de Dadis, « on a entendu des
acides et des pas mûres du tout ». Extraits : « Le PM est
irresponsable…il ne fait pas son devoir. Le PM là est gonflé,
hein….Dites-lui que moi je ne suis pas dans la démagogie….S’il se croit
super PM, on va mettre de l’eau dans son vin. Il n’est pas culotté pour
recevoir une délégation…sans la faire venir au siège du Cndd ». En
outre, Dadis a menacé de « mettre le Kabinet out » et a assené qu’il
« n’a même plus besoin de celui-ci. Les mots d’El Dadis ont dû malmener
les tympans du kabinet qui était à Bissau ». Ayant relaté ces faits,
l’hebdomadaire s’intéresse maintenant à la réaction du PM « doux et
poli par nature » qui a « mal pris les …mots ». D’où, selon toujours le
Lynx, la « foultitude d’interrogations » suscitée par « l’annonce du
voyage du Kabinet » en Egypte où il se rendrait afin de « déposer une
démission pour revenir se mettre au service de son pays ». Cependant,
pour le Lynx, « les chercheurs de poux…soupçonnent le kabinet de
s’envoler pour le Caire, pour expédier de là-bas sa démission de son
poste très karabiné de PM. »
L’INDEPENDANT titre « Primature : Kabinè Komara en sursis ? ». Dans cet article, l’hebdomadaire s’exclame : « Décidément le capitaine Moussa Dadis Camara en ferait voir des vertes et des pas mûres à son Premier ministre depuis sa nomination. Kabinè Komara vient d’essuyer un autre camouflet à travers un communiqué de la présidence de la République diffusé vendredi dernier sur les antennes de la radio nationale, remettant en cause les déclarations du ministre de l’Administration du territoire et des Affaires politiques qui, la veille, avait sur instruction de son PM lever la mesure portant suspension des activités des partis politiques. » . C’est pourquoi, le journal s’interroge : « Le PM serait - il assis sur une chaise éjectable ? » avant d’expliquer qu’à « l’allure où vont les choses cette question hante de nombreux esprits, vu la détérioration des rapports entre la présidence de la République et la Primature. ». Pendant ce temps, poursuit, le journal, le PM « se fait violence pour sauver les apparences, continue d’avaler les couleuvres. ». En guise de rappel, L’Indépendant se souvient que « n’ayant quasiment aucune prérogative, le PM avait déjà essuyé d’autres revers en tentant de poser des actes…la désignation de Justin Morel Junior, ministre de l’Information comme porte-parole du gouvernement par la Primature n’avait pas plu au chef de la junte… Et pour réparer les dégâts, le président de la République avait pris un décret pour confirmer JMJ dans les fonctions de porte-parole du gouvernement. Les observateurs avertis avaient vu en ce ‘’clash’’ un mauvais présage pour l’avenir de Komara à la tête de la Primature…. ». Après avoir évoqué le cas de l’ancien PM Lansana Kouyaté qui « aurait pu inspirer » Komara, l’hebdomadaire considère qu’un « remake de ce scénario pour ce qui est du sort de Kabinè Komara n’aurait rien de surprenant. Surtout que des rumeurs sur son départ du gouvernement avaient commencé à enfler à un moment donné. »
LE DIPLOMATE se demande : « Transition : Un comité ad hoc pour quoi faire ? ». Ainsi, il introduit en considérant qu’en Guinée, « la transition de toutes les incertitudes continue à faire couler encre et salive. Les Forces vives de la nation se sont quelque peu éclipsées face au chef de la junte, .... En tout cas, si ce n’est le cas, c’est ce qui ressort de l’analyse de l’homme de la rue en Guinée, après la dernière rencontre Forces vives et Dadis au camp Alpha Yaya Diallo… ». Rentrant dans le vif du sujet, le journal stipule que « nombreux » sont les guinéens qui « estiment que les Forces vives sont sur le point d’être divisés et manipulés par des opportunistes qui rodent autour de Dadis. Avec pour seul souhait, le non respect du chronogramme et le renvoi des consultations électorales prévues en 2009, aux calendes grecs. ». Pour renforcer cette conviction, l’hebdomadaire tranche en se faisant l’écho des interrogations des citoyens : « Ne sont-ils pas à l’origine de cette proposition de comité ad hoc au capitaine Dadis ? ». Pour preuve, continue Le Diplomate, et selon « des sources dignes de foi, quelques anciens ministres et autres cadres véreux du régime Conté mènent la manœuvre pour permettre au chef de la junte de s’éterniser au pouvoir…. ». C’est pourquoi, il conseille : « le peuple doit rester vigilant. Le Conseil National de Transition CNT doit être opérationnel en qualité de seul instrument crédible et souverain, pour examiner au peigne fin tous les contours de la transition. Ce qui laisse entendre que l’organisation des élections en 2009 passe nécessairement par cette donne. »
L’OBSERVATEUR
traite des examens de fin d’année scolaire et proclame « Examen :
Tolérance zéro pour zéro corruption ». Pour commencer, il nous apprend
que « les examens
du baccalauréat ont pris fin vendredi » et que « contrairement à 2008
où des enseignants avaient été arrêtés et traduits en justice, aucun
cas de corruption n'a été signalé cette année. ». Cependant, atténue
l’hebdomadaire, « les examens ont tout de même été entachés de quelques
fraudes avec près d'une vingtaine de candidats éliminés dans le cadre
de la politique de « tolérance zéro » annoncée par le ministre de
l'éducation. Dans une « Enquête », le journal rapporte quelques faits :
« Le
lycée du 2 octobre…L’établissement était placé sous haute surveillance…
Une dizaine de policiers et de militaires étaient postés … Les
candidats ont été fouillés par les forces de l'ordre avant d'accéder à
leur salle d'examen. Aucun papier de quelque ordre que ce soit n'était
autorisé. Même les téléphones étaient interdits. ..Après seulement une
heure de travail, Idrissa Kaba, un candidat en sciences sociales,
demande la permission pour aller se mettre à l'aise dans les toilettes.
Mais ce n'était pas la seule raison. … Suivi discrètement par un agent
de police, Idrissa a été pris en flagrant délit de fraude. Conduit
devant le chef de centre, le candidat a été immédiatement éliminé pour
tout l'examen…». C’est fort de tous ces faits que le journal constate
en fin de compte que « la politique de tolérance zéro décrétée pour les
examens de fin d'année du baccalauréat montre que les guinéens sont
tout à fait capable de lutter efficacement contre la corruption… »
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