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Retour en prison de l'ex Premier ministre Dr Ahmed Tidiane Souaré |
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Par Baldé Abdallah
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01-07-2009 |
L'ancien PM Dr Ahmed Tidiane Souaré, arrêté puis libéré en mars
dernier par les erservices des audits engagés par les nouvelles
autorités, a été interpellé hier mardi à son domicile par les
erservices la gendarmerie, a appris infoiguinee de sources proches de
sa famille.
L'ex-PM serait détenuuis au PM3 qui sert de bureau des investigations
judiciaires après avoir été arrêté à son domicile dans la journée du
mardi par une équipe de gendarmes.
Dr Ahmed Tidiane Souaré,
arrêté pour la première fois le 14 mars dernier ainsi que deux autres
anciens ministres des mines, Dr Ousmane Sylla et Dr Lounsény Nabé était
reproché par les services des audits du détournement de près de 13
milliards de francs soit 2 millions environ. Les deux autres reprochés
avoir détourné respectivement 11 milliards et 700 millions de francs,
avaient tous recouvré leur liberté "après avoir été déclarés
coopératifs" en s'engageant au remboursement des dits montants par
tranche.
C'est contre toute attente, alors que la ville pilule
de présumés voleurs de l'Etat, que cette nouvelle interpellation
intervient, ramenant les débats de la lutte contre la corruption, à un
niveau inférieur et au point du règlement de compte personnel entre des
cadres dont l'implication dans les détournements de deniers publics
n'est plus à démontrer et leurs collègues, aujourd'hui en disgrâce du
fait de l'histoire.
Une attitude que le chef de la junte devrait logiquement corriger
voir reprimer pour éviter de ternir son image, qu'il veut propre et
irréprochable. Pour cela, faudrait-il bien qu'il essaye de revoir la
composition de son gouvernement et même du comité d'audit pour faire
venir des hommes intègres au passé irréprochable et lancer les audits
de façon impartiale et loin des règlements de comptes.
Déjà, les interrogations persistent sur la détention sans jugement de l'ancien
ministre Ahmed Kanté, alors que des loups de tout genre arpentent
encore les allées du pouvoir à Conakry, quelle erreur pour le pays?
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