| Le Président du comité des Chefs de police de l'Afrique de l'Ouest (CCPAO) à Infoguinee : autant nous nous retrouvons pour trouver des stratégies, autant les bandits sont entrain de trouver….. |
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| Par Abdallah Balde | ||||||||||||
| 30-11-2008 | ||||||||||||
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Au terme de la 10 ème
réunion du Comité des Chefs de Police en Afrique de l'Ouest, tenue à Conakry en
Guinée du 24 au 26 novembre 2008, Infoguinee a tendu le micro au Président de
l'organisation pour faire le point de la situation.
Dans cet entretien à bâton
rompu, le patron des flics de la sous-région revient sur les différents points
qui ont marqué la rencontre et particulièrement sur les stratégies de lutte
contre la criminalité transfrontalière, le trafic de drogue ou le vol de
véhicules. Des phénomènes récurrents aux quels policiers et citoyens sont
confrontés au quotidien avec son lot de désolation, incarné par des bandits de
grand chemin, mobiles et parfois plus équipés et mieux organisés que la police
nationale des Etats membres de la CEDEAO.. Interview
Infoguinee :
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?
Commissaire
Ouangraoua : Je suis Ramane
Rasmané Ouangraoua, Directeur Général de la police nationale du Burkina Faso et
Président en exercice du comité des chefs de police de l'Afrique de l'Ouest
CCPAO
Infoguinee :
Pouvez vous nous dire, en quoi ont consisté les assises de Conakry?
Commissaire
Ouangraoua : Je vous remercie.
Les assises de Conakry ont consisté à l'examen des recommandations que nous
avons eues à prendre en juillet dernier à Abudja et qui tournait donc au tour
de la nouvelle stratégie d'approche dans le cadre de la lutte contre la
criminalité transfrontalière. Nous avons donc eu des échanges, examiné et passé
aux peignes fins nos forces et nos faiblesses. Et Nous avons convenu qu'il
était temps de conjuguer nos forces et nos faiblesses pour mettre en déroute
ces bandits de grand chemin qui, malheureusement, écument nos paisibles
citoyens et en même temps ruinent l'économie de nos nations.
Infoguinee :
Avez-vous fait le constat avant de faire des projections sur l'avenir ?
Commissaire
Ouangraoua : Naturellement.
Nous avons donc un bureau régional qui centralise toutes ces informations dans
les domaines de charité. Au jour d'aujourd'hui, nous avons le système I 247 qui
marche 24 heures sur 24, et qui nous permet d'échanger toutes les informations
entre polices de l'Afrique de l'Ouest. Ensuite l'information est remontée au
niveau sous-régional, à Abidjan, puis à Lyon au siège de l'OIPC interpol où
plus de cent pays sont membres.
Et comme vous le savez,
autant nous nous retrouvons pour trouver de stratégie, autant les bandits sont
entrain de trouver des stratégies pour nous prendre à contre pied. Donc, très
souvent nous sommes un peu bavard quand on nous tend le micro, parce que à
partir de ce que vous aller produire, ils lisent et ils exploitent. C'est pour
quoi, la plupart des cas, nous préférons garder le silence dans la mise en œuvre
de nos stratégies
Infoguinee :
Peut-on connaitre la situation sur la criminalité transfrontalière en Afrique de
l'Ouest ?
Commissaire
Ouangraoua : La criminalité
transfrontalière en Afrique de l'Ouest est beaucoup rependue, notamment le
trafic de la drogue. Vous savez que ces drogues qui quittent l'Amérique du Sud
transitent par un certain nombre de pays et sont déversées de façon aussi
indésirable que dangereuse et malheureusement sur la jeunesse. Et vous
constaterez que certains de ces jeunes qui n'ont pas compris se lancent dans la
consommation de la drogue, sacrifiant ainsi leur avenir et celui de nos Etats
en partie. Puisque la drogue détruit leur organisme, leur vie mais également
elle leur donne du tonus à commettre de sales besognes. Il y a le vol de
véhicules, c'est un phénomène. Nous, nous devons trouver des stratégies pour
pouvoir éradiquer ce mal. Autrement, c'est encourager les braquages sous forme
de criminalité qui n'arrange aucun citoyen dans ce monde.
Infoguinee : Il
ya également les rébellions ?
Commissaire
Ouangraoua : Notre comité de
Chefs de police prône pour la paix dans la sous région. Puisque sans sécurité,
il n'y a pas de développement. Et les problèmes de rébellion sont discutés à
des niveaux plus élevés, notamment au sommet des Chefs d'Etat.
Infoguinee : Peut-on
connaître quelques recommandations de Conakry ?
Commissaire
Ouangraoua : Les
recommandations, nous avons seulement insisté sur l'échange d'informations. L'échange
d'informations entre les forces de sécurité est de façon incontournable la
pièce maitresse pour la réussite de toutes nos actions. C'est une des
recommandations fortes en tout cas.
Infoguinee :
Avez-vous un appel à lancer envers vos collègue du reste du continent ?
Commissaire
Ouangraoua : Bien sûr ! Dans
tous les cas, du Nord au Sud ou de l'Est à Ouest, nous sommes tous conscients
que nous devons œuvrer pour un monde de paix. Vous qui exercez dans votre
métier de journaliste, s'il n'y a pas de paix, vous ne ferez pas le travail et
prendre le micro pour interviewer qui que ce soit. Mais nous, nous prônons
d'avantage pour qu'il y ait une forte collaboration entre les forces de police,
par ce que dans tous les pays du monde, la police qui est une institution
garante des libertés des personnes et des biens ne saurait travailler dans
l'obscurantisme. Donc, c'est pourquoi, nous voulons lancer ce vibrant appel et
demander aux honnêtes citoyens de nous aider. Par ce que quoi qu'on dise, si
nous n'avons pas d'information, nous ne pouvons par agir.
Interview réalisée pour Infoguinee par Baldé Abdallah
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| Citation du jour |
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"Notre pays est sans doute le seul au monde où des personnes appelées des cadres peuvent sacrifier de façon peu soucieuse, les intérêts stratégiques de leur nation.
"Cpt Mousssa D. Camara |