| Revue de Presse |
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| Par Moustapha Keita | |||||||||
| 19-11-2008 | |||||||||
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LE LYNX N° 866 du 17 novembre 2008 s’intéresse à l’historique des visites des autorités dans les différents points chauds de la capitale, notamment sur « la route Le Prince à Enco 5 » et rappelle que « la dernière visite d’un officiel gouvernemental …date de 1998. C’était celle de l’Archange du Mal qui avait détruit Kaporo-Rails ». Pour en revenir à l’actualité, le journal titre : « 11 novembre : Souaré Bal – Poussière se fait voix » et annonce que « depuis sa nomination, trop d’évènements sont survenus…face au pourrissement de la situation sociopolitique, son silence était devenu inquiétant…jusqu’à présent chaque manif de ces pauvres hères est réprimée dans le sang, le viol et les pillages… ». Ensuite, le satyrique relève des éléments contenus dans le discours du 11 novembre prononcé par le PM Souaré comme : « …ils achètent les services d’une partie de la jeunesse…Le gouvernement saura prendre les dispositions qui s’imposent….Des forces obscures qui,…, ont le loisir d’agir ouvertement…à travers les structures et lois constitutionnellement établies…Le prix du carburant est le moins cher de la sous région… ». Selon le Lynx, qui s’adresse au PM en parlant notamment des 10 millions de dollars obtenus de la Banque Mondiale pour soutenir le secteur éducatif guinéen, « les discours ne suffisent pas. Il faut mettre en place une structure de gestion de ces fonds accompagnée d’un mécanisme de gestion et reddition obligatoire. ». LE DEFI N° 68 du lundi 17 novembre 2008 publie une interview de Fodé Bangoura, l’ancien ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles, contre lequel a été lancé un mandat d’arrêt par le procureur de la République. Pour notre part, il convient de noter que selon plusieurs observateurs, l’homme d’affaires Mamadou Sylla serait à l’origine des malheurs actuels de Fodé Bangoura. Revenant au journal Le Défi, celui-ci a donc décidé, avant même la fin du journal télévisé qui a annoncé la nouvelle , de joindre le prévenu au téléphone pour « éventuellement en savoir plus sur ledit mandat ». Avant tout propos, le journal indique que « l’homme semblait très abasourdi par la nouvelle qu’on lui donna. La voix était faible et vacillante… ». Cependant, dans cette interview, Fodé Bangoura estime, entre autres, qu’il est libre de ses mouvements. Par la suite, l’intéressé avoue que « …ce sont mes avocats qui savent quelles sont les dispositions à prendre. Personne…ne peut m’arrêter et je me sens libre de mes mouvements… ». En guise de commentaires, l’auteur de l’interview téléphonique, se contente d’une interrogation : « Mamadou Sylla parviendra-t-il à faire payer à l’ex ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles ce que dernier lui avait faire subir, à savoir le foutre au gnouf et l’humilier ? »
LE DIPLOMATE N° 314 du 11 novembre 2008, quant à lui, revient sur « L’Affaire Idrissa Thiam » et se demande : « Ecobank complice ou receleuse du butin ? ». En effet, l’hebdomadaire commence par dire que « tout portait à croire qu’à sa prise de fonction, le ministre secrétaire général de la présidence de la République aurait déclenché l’action en justice contre l’ex directeur du protocole d’Etat » et que « Keira aura peut être mesuré le risque qu’il prenait et opté pour la solution du rien faire… ». Cependant, le Diplomate, qui estime que l’affaire dite du « fonds koweitien » est « un cas de délinquance si caractéristique qu’il mérite d’être cité dans les livres des records » pose une question fondamentale : Qu’aurait pu faire Idrissa Thiam « sans la générosité d’Ecobank ? ». « Pas grand-chose », répond le journal qui croit, par ailleurs que « les autorités de cette banque devraient regretter d’avoir offert leurs services dans cette affaire où Ecobabnk tient un rôle majeur. De complice tacite ou expresse sinon de receleuse du butin. ». Pour preuve, le Diplomate indique que le dossier d’ouverture du compte « portait cette frappante correction précisant qu’il s’agit de Ashanti capital limited au lieu de Ashanti services limited. Et la procédure aurait voulu que M. Thiam fournisse les copies des statuts de Ashanti capital limited et du registre du commerce pour compéter le dossier. Ce qui ne fut pas fait. ». Par ailleurs, le journal se fait l’écho des différentes complicités dont a bénéficié M. Thiam, à savoir Cheick Amadou Camara, l’ancien ministre des finances, le Directeur de la SAG ainsi que celui de la Dette publique et de la Directrice du Trésor… . Enfin, pour mémoire, le Diplomate rappelle les fondements de cette affaire : « Le Koweït avait consenti en 1976 un prêt de 4.213.776,04 dollars à la BCRG. Au 6 juillet 2001, les arriérés cumulés et impayés ajoutés au principal donnaient 23.478.687,27 dollars. Si l’Emirat a annulé cette dette, Idrissa Thiam, alors aux affaires… » a utilisé le dossier « à son compte ».
LA CROISADE N° 232 du 11 novembre 2008 publie une Lettre du Président Lansana Conté adressée au nouveau président américain, Barack Obama. Dans cette lettre, le président guinéen avoue que « c’est avec un réel plaisir » qu’il a suivi la « brillante élection » d’Obama à la magistrature suprême des Etats Unis d’ Amérique. Pour M. Lansana Conté, l’élection de M. Obama « en cette période de crise économique et financière affectant le monde est une source d’espoir pour la communauté internationale dans ses efforts pour transcender une menace de récession afin d’asseoir une économie plus équilibrée ». C’est pourquoi, il tient à assurer le président américain de sa disponibilité « à établir et développer avec …(Obama) des rapports étroits de collaboration dans le cadre du renforcement et de la diversification » des relations entre leurs deux pays. Sur ce, Le Général Lansana Conté souhaite à Barack Obama « pleins succès » dans l’exercice de ses « hautes fonctions ».
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| Citation du jour |
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"Notre pays est sans doute le seul au monde où des personnes appelées des cadres peuvent sacrifier de façon peu soucieuse, les intérêts stratégiques de leur nation.
"Cpt Mousssa D. Camara |