| Revue de Presse: cinquantenaire de l’armée guinéenne: Garde-à-vous ! - le bras de fer » entre « Kassory et Keira - Zones minières : Quand la colère des populations devient ‘’contagieuse’’ |
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| Par Moustapha Keita | ||||||
| 08-11-2008 | ||||||
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Le LYNX N° 884 du 03 novembre 2008 s’intéresse au « cinquantenaire de l’armée guinéenne » et titre : « Garde-à-vous ! ». Le journal commence par relater les différentes étapes des festivités ayant marqué cet anniversaire.
Dans son encadré intitulé « L’Armée dans tous ses éclats », l’hebdomadaire annonce que cette armée, de 1958 à nos jours, aura « connu des hauts et des bas. Après les premières heures de gloire, le responsable suprême de la Révolution et le parti-Etat s’est tôt méfié des militaires. ». Et pour cause !
« Après la chute de N’Krumah du Ghana et de Modibo Keita du Mali durant les années 60, Sekou Touré a dû créer les milices populaires, structures parallèles et des comités politiques dans les casernes. L’Armée était réduite à sa plus simple expression… ». Par la suite, le Lynx met l’accent sur le fait qu’il a fallu « attendre le coup d’Etat du 3 avril 1984 pour que les militaires sortent la tête de l’eau… » avant d’atténuer cette pensée car « le 5 juillet 1985, avec le ‘’fameux coup d’Etat’’ Diarra Traoré, les règlements de ‘’Conte’’ sont à l’honneur. Même que les civils en font les frais. Fory Coco…commet son Wo fatara ! Les plaies en suppurent encore. ». Aussi, le satyrique évoque-t-il un autre tournant de l’histoire de l’armée guinéenne, à savoir les évènements des « 2 et 3 février 1996 » quand « les soldats du camp Alpha Yaya se mutinent…On y a vu un coup d’Etat. Fory Coco …promet même de gracier tous ceux qui ont été impliqués…Seulement voilà. Dès le lendemain, des officiers supérieurs seront cueillis à froid dans les différentes garnisons… ». Sur sa lancée, le journal revient encore sur le feuilleton de « janvier et février 2007 » lorsque « les populos sortent massivement dans les rues…pour exiger le changement sans la conté-nuité. Les farces de l’ordre et la sécu s’interposent…Plus de 100 morts…L’Etat de piège est décrété le 12 février…Le Président…confie le pouvoir à l’autorité militaire compétente… ». Et puis « en mai 2007, on remet ça au camp Alpha Yaya…Les soldats sortent des casernes…tuent et violent…Fory Coco joue les sapeurs pompiers et limoge son ministre de la Défense… ». Plus récemment, le Lynx se penche sur la période de « mai 2008 » où il y a eu « rebelote. Encore des soldats du camp Alpha Yaya, conduits par…Claude Pivi… » et ensuite sur celle de « juin 2008 » qui a vu « les militaires et paramilitaires se canarder à la base de la CMIS… ». Pour terminer, le journal estime, ironiquement, que c’est un « Beau bilan ! ».
GUINEE 58 N° 88 du 4 novembre 2008 révèle, quant à lui, « le bras de fer » entre « Kassory et Keira ». Pour le journal, « rien ne semble aller entre l’actuel ministre secrétaire général de la présidence…et l’ancien ministre…des finances… ». Pour faire tout comprendre, Guinée 58 indique le scénario qui avait été concocté « après la victoire du camp contre le changement conduisant au limogeage de Lansana Kouyaté ». Dans ledit scénario, « le PM actuel n’est nommé que ‘’pour calmer certaines sensibilités’’ ; une fois l’ouragan passé, il fallait le balayer pour asseoir ‘’l’homme qui semble promis à ce poste’’… », en l’occurrence Ibrahima Kassory Fofana. Ce qui fait que « pour arriver à leur fin, les stratèges du pouvoir ont entamé une campagne de dénigrement des actions du PM Souaré… » afin de préparer l’opinion à l’avènement d’un nouveau gouvernement dirigé par Kassory. Seulement voilà. Dans la nouvelle conception de ce gouvernement, « des choix étaient » à faire, à savoir « éliminer le poste de PM pour créer un ministère fort chargé des affaires présidentielles qui engloutirait en même temps le secrétariat de la présidence ou alors maintenir la Primature sans aucun pouvoir réel et renforcer le secrétariat de la présidence ». Selon le journal qui rapporte « certaines indiscrétions », Kassory « opterait pour le deuxième point. Comme cela, il aura à garder les rênes du pouvoir sans se mettre en première ligne » et c’est « là où le bat blesse. ». En effet, il y a « un obstacle de taille, celui de Keira, actuel ministre secrétaire général de la Présidence. Pour lui, le retour de Kassory signifierait la fin de son tout nouveau règne…D’où cette bataille déclarée contre l’ancien ministre des finances. ». Pour préciser cette analyse, Guinée 58 démontre que « ces derniers temps, Kassory semble essuyer quelques revers » que d’aucuns attribuent à Keira. Ainsi, il évoque le « remplacement » du directeur adjoint du Novotel, proche de Kassory, par « un homme de Keira » et les malheurs du garde de corps affecté à Kassory avant de terminer sur cette information de taille. En effet, « la semaine dernière, Kassory lui – même a été empêché par les bérets rouges d’accéder à Lansana. C’est pour dire, on veille au grain au niveau de la présidence. ». LE DEMOCRATE N° 426 du mardi 4 novembre 2008, pour sa part, traite du soulèvement populaire dont la cité minière de Boké a été le théâtre, la semaine dernière. Selon le journal qui titre : « Zones minières : Quand la colère des populations devient ‘’contagieuse’’ », le vendredi 31 octobre, les populations de Boké « ont subitement laissé éclater leur colère face au manque d’eau et d’électricité dans leur région qui abrite, depuis 35 ans, la Compagnie des Bauxites de Guinée. ». Pour le Démocrate, c’est « une manifestation qui relance à nouveau l’éternel débat sur l’impact réel des sociétés minières sur la vie des populations des zones d’exploitation. ». Entrant dans le vif du sujet, l’hebdomadaire note que malgré tout, « force est de reconnaître que certaines compagnies minières s’emploient, dans la mesure du possible, à participer au développement local… » avant d’énumérer les manifestations qui deviennent « de plus en plus fréquentes ». En effet, il y a le cas de « Beyla » où les jeunes ont mis le feu à 3 véhicules de la société pour « protester contre le mode de recrutement de Rio Tinto dans leur localité » , ceux de Kamsar et de Boké où les populations sont descendus tour à tour dans la rue « pour exiger l’amélioration de leurs conditions de vie… ». Le 9 octobre dernier, à Mambia également, les jeunes ont érigé « des barricades sur la voie ferrée qui mène au site de Débélé pour exiger l’électrification de leur village. La suite, …un mort et de nombreux blessés parmi eux… ». En guise de conclusion, le Démocrate déclare que « la transparence, au lieu d’être un simple slogan, devrait être une réalité tangible dans l’exploitation des immenses ressources dont regorge le sous-sol guinéen. ». L’OBSERVATEUR N° 414 du 4 novembre 2008 titre : « Ousmane Doré devant l’agent judiciaire de l’Etat : Les accusations de détournements sont-elles avérées ? ». Dans cet article, l’on retient que l’ancien ministre des finances, depuis son limogeage, « continue à faire parler de lui. Hormis la gestion de plus en plus critiquable de son département, l’ancien argentier du pays est accusé de détournements de deniers publics à travers l’octroi de marché de gré à gré volontairement surfacturé… ». C’est pourquoi, l’Observateur annonce que l’on « parle déjà d’une convocation de l’ancien ministre des finances par l’agent judiciaire de l’Etat et des poursuites ne sont pas à exclure si les accusations sont avérées… ». Pour étayer ces dires, l’hebdomadaire révèle que « dans les couloirs du ministère de l’économie et des finances, on pointe du doigt un hôtel en construction à Beyla qui proviendrait, entre autres, des ‘’ristournes’’ de certains marchés, notamment du stade dont la construction – en cours – serait ‘’confiée’’ au même entrepreneur que cet hôtel privé… » ![]() Commentaires:
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