| Baisse du carburant : Quand la décision constitue un calvaire pour les citoyens ! |
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| Par Tidiane Toure | ||||||
| 03-11-2008 | ||||||
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Si la perspective de la réduction du prix du carburant à la pompe a été
favorablement accueillie par les consommateurs guinéens, ils ont été surpris du
niveau de cette réduction et surtout de ses conséquences immédiates.
De 7000 Francs Guinéens, le prix du carburant a été ramené à 5500 FG, soit
une réduction de 1500 FG.
Si de nombreux Guinéens estiment que cette réduction est faible voire
insignifiante, eu égard à la forte baisse du prix du baril de pétrole sur
le marché internationale, ils ont été sidérés de voir qu’aussitôt cette baisse
du prix du carburant officiellement proclamée, elle ait été suivie d’une
pénurie et d’une surenchère sur le prix.
Ce samedi, beaucoup de stations services sont restés fermés, alimentant
ainsi une spéculation sur le prix du carburant qui se négociait sur le marché
noir autour de 10.000 FG. Le soir, dans les stations ouvertes, seules les
véhicules consommant du gasoil pouvaient trouver satisfaction alors que ceux à
essence étaient contraints de faire le tour de la ville à la recherche du
précieux carburant.
Ce n’est que dimanche matin que l’essence a été disponible, après que les
autorités aient donné de la voix en fustigeant ce comportement qui est devenu
une seconde nature en Guinée.
La spéculation sur le carburant est malheureusement le fait des gérants de
stations qui traitent avec les revendeurs du marché noir, à la disposition
desquels ils mettent d’importantes quantités de carburant que ceux – ci sont
chargés de revendre au prix fort.
En tout état de cause, la circulation routière a été fortement perturbée
dans la journée et dans la soirée du samedi 1er novembre 2008, date
anniversaire du cinquantenaire de l’armée guinéenne.
En effet, de nombreux citoyens ont été obligés de marcher sur plusieurs
kilomètres, faute de taxis. Les rares taxis qui circulaient profitaient de
« l’aubaine » pour augmenter leurs tarifs ou pour chercher uniquement
des clients capables de « déplacer » le taxi au prix fort.
C’est vraiment dommage que le Guinéen soit toujours sur la braise dès qu’un
changement intervient. Cela revient également à mettre en doute les capacités
réelles de l’Etat dont l’autorité est constamment bafouée. Car comment
comprendre qu’une décision prise au plus haut niveau de l’Etat ne soit point
respectée mais plutôt utilisée contre les citoyens que cet Etat est censé
protéger et servir.
Décidément, la Guinée reste un pays à part.
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"Cpt Mousssa D. Camara |