| Quel bilan du cinquantenaire ? |
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| Par DrahmaneToure | ||||||
| 25-10-2008 | ||||||
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« Il n'y a au monde que deux manières de s'élever, ou par sa propre industrie, ou par l'imbécillité des autres » La Bruyer
Après avoir déploré le déroulement scandaleux des cérémonies du cinquantenaire, je voudrais me hasarder une esquisse de bilan des cinquante années « d'indépendances de la guinée » de Sékou Touré à Lansana Conté
Je peux dire sans risque de me tromper que nous sommes tous d'accord que l'Etat n'existe pas et n'a jamais existé depuis 1958.J'ai entendu un ancien premier ministre d'un pays Africain voisin dire que « l'histoire de la guinée s'est arrêté en 1958. »Nous venions de bomber la poitrine à Conakry pour avoir renvoyé de notre « aerohangar » des fils d'Afrique, anciens ministres et premiers ministres dans leur pays, venus assister à un symposium organisé par le leader d'un parti légalement constitué en guinée . C'est aussi une particularité Guinéenne : Le mépris du droit et l'ignorance de toute les règles régissant les conventions internationales. Revenons au cinquantenaire. Puisque nous sommes d'accord et conscient qu'il n'y a jamais eu d'Etat, essayons de voir si au moins le pays a été gouverné et donc a eu des chefs d'Etat, autrement si Sékou Touré et Lansana Conté ont présidé la république ? Pour ce faire je vous soumet le profil dégagé par Jacques Attali, l'un des français les plus éminents et brillant professeur d'universités, qui fut conseiller spécial du Président de la république Française. L'introduction de son livre « c'était François Mitterrand » édité chez Fayard, est la suivante : « Présider la République (…) ne s'improvise pas. Il y faut une connaissance approfondie du pays, une passion pour ses habitants, des compétences administratives et juridiques exceptionnelles, une analyse rigoureuse des enjeux stratégiques du temps, une considérable capacité de travail, une grande mémoire, une immense résistance physique.Et aussi du caractère, une grande maîtrise de soi ,une faculté d'anticipation,des repères moraux,une disposition à reconnaître ses erreurs et à changer d'avis ;enfin et peut-être surtout,une vision (du pays) et du monde,et un projet suffisamment fort pour se permettre d'être indifférent aux critiques en acceptant ,si nécessaire,une impopularité provisoire » Jacques Attali ajoute, « François Mitterrand avait tout cela ». Sékou Touré et Lansana Conté avaient ils cela ? Le débat est ouvert et je laisse chacun de nous en son âme et conscience y répondre. Par contre ce que je peux dire sans être démenti c'est que l'état du pays après cinquante années d'indépendance est tout simplement désastreux,la situation des guinéens tragique. Le désastre est d'abord humain.Les premières ressources du pays qui ont été pillées furent les ressources humaines.C'etait le label du PDG, et le CMRN n'a rien changé en cela, il a amplifié le désastre en installant un multipartisme sectaire et complaisant qui a laissé la nation à l'abandon au profit de l'ethnie.Pendant ce temps la pauvreté, la maladie, l'analphabétisme et la délinquance sous toutes ses formes, meublent la misère nationale au quotidien. Le désastre est ensuite institutionnel, le pays est sans règles ni methodes.C'est le pays des « institutions républicaines » sans république, ou la confusion du genre le dispute à la banalisation de la loi fondamentale qui réduit les attitrés de ces institutions, au rang de valets de l'executif.Toute chose qui autorise l'entourage du palais à faire passer l'épouse ou les épouses et maîtresses du chef de l'Etat, avant eux dans l'ordre protocolaire. Le désastre est enfin materiel.Conté est aujourd'hui sous la coupe de pirates du trésors qui ont fait du pays une mangeoire au menu fait de scandales qui n'émeuvent personne en guinée ou à l'étranger .c'est devenu un phénomène banal de société au point de rendre fou les auteurs de la casse publique qui n'ont de souci que celui de conserver le pouvoir après Conté. C'est l'enjeu des luttes entre gangsters installés autour de celui qui porte le titre de Chef de l'Etat. La tragique situation des Guinéens se traduit par les risques de déflagration et de périls sociaux qui les menacent sans qu'ils ne soient en mesure de les prévenir ou de se prémunir des conséquences le cas échéant. Tout peut arriver en guinée à tout moment ! Cette tragédie qui pointe, est la seule ambition que je connaisse à Conte pour notre pays : le déluge, le feu, le sang et la désolation, après lui. Cinquante années après les événements dramatiques des luttes qui ont marquées l'avènement de l'indépendance, les guinéens se préparent à pire sous fonds de haines, de rancoeurs et de règlements de comptes.Ce sera Cinquante années passées par pertes pour tous les guinéens qui sont coupables d'avoir laissé faire deux minables comptables : Sekou Toure et Lansana Conte Drahmane Touré Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ![]() Commentaires:
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"Notre pays est sans doute le seul au monde où des personnes appelées des cadres peuvent sacrifier de façon peu soucieuse, les intérêts stratégiques de leur nation.
"Cpt Mousssa D. Camara |