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Baccalauréat unique session 2008 : Des résultats mi-figue mi-raisin |
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Par Moustapha Kéïta
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03-09-2008 |
Le baccalauréat unique de cette année aura été entaché d’irrégularités au point que le ministère en charge de l’Enseignement Pré universitaire avait pris la ferme décision d’annuler les épreuves en cours et de programmer une reprise des examens sur toute l’étendue du territoire national. Dans ce contexte, marquée par la suspicion, il va sans dire que les résultats allaient refléter la rigueur qui a été observée dans la surveillance des épreuves de la deuxième session de l’année 2008 (la vraie et la plus crédible).
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Aujourd’hui, les résultats sont connus : 21.712 admis sur quelques 80.000 candidats, soit une moyenne de 33 %. Toutefois, ces résultats semblent faire l’objet d’appréciations diverses voire divergentes. En effet, beaucoup de guinéens estiment que s’il est vrai que la fraude ou celle massive a été jugulée à temps, il n’en demeure pas moins que le taux de 33 %, en nette progression par rapport à l’année dernière où l’on a enregistré un taux se situant autour de 20%, ne reflète pas la valeur intrinsèque de nos élèves candidats.
Par contre, une autre frange des observateurs, se basant sur le nombre de candidats et sur les réactions qui ont suivi la proclamation des résultats, trouve ces résultats plutôt maigres et décourageants. Il faut dire à ce propos que la journée du 31 août dernier, date de la proclamation des résultats du baccalauréat unique session 2008, aura été des plus tristes et des plus ternes pour la majorité des candidats. Ce jour là, il y a eu très peu de bruit ou de manifestation de joie ; l’ambiance étant plutôt aux pleurs et à la désolation.
En tout état de cause, les résultats du baccalauréat sont une étape alors que l’étape décisive reste la résolution de l’équation consistant à « loger » tous ces admis. Ce n’est un secret pour personne, nos universités et autres grandes écoles de formation sont bondées d’étudiants qui prennent les cours, souvent arrêtés et parfois en dehors des classes.
En définitive, il s’agit d’admettre que l’orientation ou l’affectation des nouveaux étudiants dans les structures universitaires ou professionnelles reste une autre paire de manches à laquelle les autorités aux différents niveaux de l’Education doivent faire face.
Ils gagneraient à surmonter cet autre défi.
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