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Le Sous-Lietenant Claude Pivi, alias Caplan, persiste et signe « Il faut que les généraux partent à la retraite. Sils refusent, ils partiront autrement dans quelques mois » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par Infoguinee   
27-07-2008
Le porte-parole des militaires, comme lui-même aime à sa faire appeler, le S/l Claude Pivi, « Grand Co » sorti de l’ombre en mai dernier lors de la protestation de la troupe mutinée pour exiger l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail; ne finit pas de faire parler de lui.
Alors qu’on le croyait complètement dans les oubliettes à l’image d’un certain capitaine Gadiri Diallo, découvert lui aussi dans les mêmes conditions en mai 2007, Maître Co, comme l’appellent ses supporters refait surface, en reparlant de lui, de sa mission et surtout des exigences de la troupe, qui insistérait toujours selon lui sur l'impérieux départ des officiers généraux des rangs de l’armée nationale. Mieux, Coplan indique pour la première fois après avoir évalué la situation et l'évolution des négociations avec le Chef de l'Etat, sa volonté de « s’imposer », si…

Pour tout savoir, lisez entièrement et attentivement la confession de cet officier subalterne, bien droit dans ses bottes de militaire et qui pourrait d'avantage faire parler de lui.
  

Infoguinee, vous propose la lecture de l’interview de « l’homme fort » du principal bataillon du pays (le camp Alpha Yaya Diallo), parue dans le bimensuel d’informations générales Etoile Info, du 21 juillet 2008.
 




Etoile Info : Qui est le S/L Claude Pivi, alias Coplan ?

S/L Claude Pivi :
Je m’appelle Claude Pivi, alias Coplan, porte-parole des militaires de la République de Guinée. J’ai été recruté dans l’armée guinéenne en 1985. Auparavant, j’ai été triple champion guinéen de karaté. C’est à travers le sport que j’ai intégré l’armée. J’ai été champion d’Afrique de karaté qui s’est déroulé à Dakar. J’ai participé trois fois au championnat du monde de karaté, à Bucarest en Roumanie, en France et en Egypte. J’ai aussi suivi une formation commando en Egypte dans le camp Saka. En 1987, j’ai fait un stage en Chine dans le plus grand temple chinois pendant trois mois. Puis, j’ai fait un stage en Corée du Nord pendant trois mois. Je suis revenu en Guinée en 1987 avec ma ceinture noire 5ème dent en Kick (style coréen taekwondo), dans la boxe chinoise généralement appelée kung-fu. 

Etoile Info : Depuis votre opération assimilée à une mutinerie, les négociations ont été entamées avec le Chef de l’Etat. Où en êtes vous avec les promesses du Président ?

S/L Claude Pivi :
Aujourd’hui, les militaires ont perçu les deux premiers mois. Même si le 2ème mois a été très difficile à percevoir, les paiements ont été effectués. Mais c’est un règlement partiel de la situation. Vous êtes d’accord avec moi que ce n’est pas avec cinq millions qu’on peut améliorer la vie des militaires. Pour le moment, ils ont libéré les otages prisonniers militaires qui été arrêtés lors de certains évènements. Le prix du riz a baissé de 114 mille à 76 mille le sac, même si on avait demandé 50 mille francs au départ, nous allons nous contenter de ça. 

Etoile Info : Insistez vous sur le départ de certains généraux et les quels ?

S/L Claude Pivi :
La troupe a demandé le départ de la troupe des généraux. Il faut qu’ils partent à la retraite. S’ils refusent de partir, ils partiront autrement dans quelques mois. Leur départ, reste d’actualité. Parmi eux, il y a des officiers qui ont trompé et qui continuent de tromper le Président et le Peuple de Guinée. Il ne faut pas qu’il y ait des dégâts lorsqu’ils vont partir comme s’était le cas pour le Général Baïlo Diallo (dont le bâtiment a été malheureusement détruit) 

Etoile Info : Il y a eu des évènements qui se sont déroulés ces derniers temps. Des rumeurs affirment que vous avez été à la base de la tuerie des policiers. Qu’en dites vous ?

S/L Claude Pivi :
Suite à nos revendications, il n’était pas concevable pour la stabilité politique et économique de relancer encore une grève avec des armes. D’abord, parce que les policiers qui sont des paramilitaires peuvent et c’est leur aller en grève. Mais sans armes. Ensuite la succession des tirs était insoutenable et insupportable pour les opérateurs économiques (y compris les investisseurs étrangers) et pour les populations. C’est pourquoi, nous avons décidé de prendre en charge pour trouver la solution à la revendication des policiers avec notre appui. Nous avons promis de prendre ces revendications et de les discuter avec le Chef de d’Etat Major pour aller voir le Président. 

Etoile Info : Que c’est-il passé entre temps ?

S/L Claude Pivi :
Nous avions convenu de trouver une solution à l’amiable le lendemain. En revenant de la ville, je devais rentrer au camp. Mais au niveau du pont 8 novembre, j’ai trouvé un embouteillage. J’ai décidé donc de passer par la corniche de Camayenne. Et là, soudain, j’ai trouvé un barrage de la police qui harcelait et effrayait la population. Je suis descendu et allé vers eux pour leur dire qu’on a trouvé une solution et de retourner à leur base. Ils ont dit qu’ils n’étaient pas informés et m’ont demandé, qui je suis pour affirmer cela ? Je n‘ai pas eu le temps de me justifier, ils ont tiré sur nous à bout portant et ont lancé des grenades. De ce fait, je me suis replié en leur disant que je reviendrai le lendemain et on discutera, s’ils veulent la paix ou s’ils veulent la guerre. Le lendemain, dès notre arrivée, ils ont tiré sur nous. La suite, tout le monde le sait. 

Etoile Info : Des informations persistantes font état de votre entente avec le fils du Président, le Cpt Ousmane Conté, qui vous aurait donné des millions pour accomplir cette mission. Où est la vérité ?

S/L Claude Pivi :
Depuis le 1er jour de la mutinerie, je ne me suis jamais vu avec Ousmane Conté. Je n’ai jamais reçu de cadeaux (Ndlr : notre interlocuteur insiste et répète plusieurs, se lève et s’assied, apparemment très énervé). Il ne m’a jamais donné quoi que ce soit. Au contraire, je suis fâché contre lui, car j’ai toujours considéré son père comme le mien et il ne m’a jamais manifesté sa reconnaissance. Il faut que cela soit clair une bonne fois pour toute. Nous sommes de la même promotion et nous nous respectons mutuellement. Nous n’avons pas les mêmes grades et nous ne sommes pas dans les mêmes affaires. C’est clair et net. 

Etoile Info : Dans ce cas comment expliquez-vous l’attaque de l’OCAD (office central anti drogue) pendant votre accrochage avec les policiers à la camayenne (base des anti gangs) où une quantité énorme de drogue aurait disparu ?

S/L Claude Pivi :
Voilà, des gens mal intentionnés ont profité de cette situation régler leurs affaires et cela il faut voir entre les policiers et les gens infiltrés. Je n’ai jamais été à Coléah, ils peuvent demander à la population de Coléyah. Je ne savais même pas qu’il y a de la drogue labà. 

Etoile Info : Dans ce cas que diriez-vous de la mise en place d’une commission d’enquête comme le demandent les policiers ? D’autant plus que des informations concordantes indiquent qu’il y a un personnage du nom de Mounir Cissé à la Présidence, supposé être proche du cpt Issiaga du BASP (le bataillon de la sécurité présidentielle), impliqué dans cette affaire. Quelles sont vos relations ?

S/L Claude Pivi :
Je ne le connais pas. Et une commission d’enquête pour éclaircir tout cela, serait la bienvenue. La population a besoin de savoir, tout comme l’opinion internationale. 

Etoile Info : D’autres rumeurs indiquent qu’on veut se débarrasser de vous, car vous êtes devenu encombrant ?

S/L Claude Pivi :
Je suis au courant de toutes les actions qui sont engagées pour m’éliminer par tous les moyens. Mais j’ai décidé de ne pas fuir et je vais assurer ma propre sécurité, je me défendrai et je continuerai ma mission. Je sais que j’ai des ennemis mais, je sais aussi que j’ai des amis non seulement parmi la troupe mais aussi au niveau de la population. Celui qui sort devant moi, s’il ne me tue pas, je le tue. 

Etoile Info : De quelle mission parlez-vous et qui vous a mandaté ?

S/L Claude Pivi :
Les autorités militaires et le Chef de l’Etat m’ont mandatés pour assurer la sécurité de la Guinée. C’est dans ce cadre que je fais des patrouilles pour sécuriser les populations. C’est une mission qui me plaît (je n’en demande pas plus). 

Etoile Info : N’avez-vous pas peur d’être trahi ?

S/L Claude Pivi :
Je n’ai peur de personne. Je n’ai peur que de Dieu. Et je suis préparé en conséquence. 

Etoile Info : Parlez-nous maintenant de vos descentes pour arrêter les malfrats ?

S/L Claude Pivi :
Mon action a commencé à Lansanaya. Là, on a pris des bandits à main armée qui ont attaqué des magasins et la population de Lansanaya. On est parti à Dabompa où le Chef de quartier était menacé par des bandits. J’ai récupéré deux bandits à mais armée que j’ai déposé à la sûreté. Après les avoir télévisés. Après on est venu au niveau de Kobaya où on a fait une prise d’armes de guerre appelées PMAK (4 PMAK) avec 9 boites de chargeurs pleins. Dans la cité de Kobaya ; là, j’ai arrêté deux bandits. Lors de cette descente, il y a eu échange de tirs sans perte en vies humaines et leur voiture a été brûlée par les populations. Je les ai pris et je les ai mis à la disposition de l’Etat Major de l’armée. Et l’interview est passée dans le journal télévisé par le Cl Donzo (ancien patron de la garde présidentielle) et le Cl Samaké (du quartier général du camp Samory Touré). Ce sont eux mes chefs de coordination. Il fallait les rencontrer et leur rendre compte. Avant que je ne leur rencontre, les bandits avaient passé quatre jours avec moi. De labà, j’ai foncé à Enta, où j’ai pris un voleur d’arme de calibre 12 et 1 Kg de chanvre indien. Il y a des éléments qui ont pris la fuite. Là aussi j’ai libéré une famille qui était en otage. Il s’agit de la famille de feu Cdt Kourouma qui habite Enta Nord. La famille m’avait appelé au téléphone à 2h 45 du matin, je suis allé immédiatement les libérer. Les bandits ont pris la fuite dès que j’ai tiré. Dans la nuit du 12 au 13 juillet, il y a eu une attaque à Kaporo centre où les bandits sont venus dans une voiture rouge non immatriculée (ils nous montrent la voiture qui était derrière lui), il y avait un des bandits qui était dans la même famille. Ils étaient venus prendre leur part du butin. Mais, ils n’ont pas trouvé leur complice, ils ont attaqué la femme de ce dernier et ont criblé de balles sa maison. A la sortie de la cour, une balle perdue a atteint un jeune de 16 ans qui est présentement dans le bloc opératoire à Donka. Cette famille m’avait appelé aux environs de 23 h. et je me suis rendu sur les lieux immédiatement. J’ai pu arrêter le chauffeur qui conduisait les bandits. Je précise que c’est à avec l’aide de la jeunesse que j’ai pu accomplir correctement cette opération.  

Etoile Info : Mais certains se demandent qui a fabriqué Coplan ?

S/L Claude Pivi :
C’est mon père et ma mère. C’est aussi simple que cela. 

Etoile Info : Quelles sont les ambitions de Coplan ?

S/L Claude Pivi :
Mes ambitions sont d’apporter l’équité. Par exemple, tant que le militaire porte son arme en dehors du camp, il a faim et n’arrive pas à subvenir aux besoins de ses enfants, il n’y aura pas la paix dans l’armée. C’est la même chose pour les enseignants qui enseignent nos enfants et ceux qui soignent nos populations. C’est encore plus vrai pour ceux qui sont chargés de cela. 

Etoile Info : Les élections approchent à grand pas. Pense-vous que vous êtes un obstacle au bon déroulement de ces élections ?

S/L Claude Pivi : Pourquoi je serai un obstacle ? Au contraire c’est avec la sécurité et le respect du Droit, du Devoir que j’incarne que je défends que les élections doivent se tenir. Mon problème, c’est de régler la situation de l’armée. C’est tout. Le reste n’est pas mon problème. Mais si ça se déroule autrement, je m’imposerai. Je précise qu’en dehors de l’armée, je suis entraîneur des arts martiaux. J’aime le cinéma. Après l’armée, je retourne comme entraîneur. 

Etoile Info : Il y en a qui vous considère comme un vulgaire bandit au service du pouvoir. Qu’en dites vous ?

S/L Claude Pivi : Tous les gens qui entretiennent le mal aujourd’hui, ne sont pas en paix. Ils défendent leur enrichissement anormal et ceux là ne peuvent que parler négativement de moi.
Mais soyez assurés que les populations patriotes sont très heureuses et le manifestent par exemple lorsque je fais mes opérations, certaines populations me donnent de l’argent en fonction de leur possibilité. Cela varie entre 50 et 100 mille francs guinéens. Ce qui me permet d’acheter du carburant pour mes opérations car le carburant que l’Etat Major me donne, ne suffit pas.  

Etoile Info : Votre message à l’endroit des populations ?

S/L Claude Pivi :
Simplement je veux que la jeunesse et la population s’impliquent contre l’insécurité. Je demande au gouvernement de me doter de pick-up pour pouvoir lutter efficacement contre le banditisme. Je travaille pour le gouvernement, la jeunesse militaire et civile. Le jour où ce sera fini, je retournerai dans les casernes. 

Etoile Info : Votre dernier mot ?

S/L Claude Pivi : Je salue le Président de la République. Il peut compter sur nous pour le maintien de la paix dans la cité et la traque des malfrats et j’insiste sur une chose. Ce sont les commerçants qui me font des cadeaux à Kaporo. Deux commerçants m’ont offert 50 et 100 mille francs pour me féliciter.Je vous remercie d’être venus jusqu’à moi pour recueillir des informations justes et précises. Si vous êtes justes dans votre travail, donc on est entrain de travailler. A savoir la recherche de la vérité qui va aboutir inéluctablement vers la paix et le bonheur de notre pays. 



Interview puisée dans le bimensuel Etoile Info du 21 juillet 2008.






 





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Auteur: SAM
Poste le 28 Jul 2008 à 14:18 (GMT -07:00)

C'est une insulte pour tout le peuple de guinee d'entendre les propos de PIVI.Ce n'est pas lui qui veut reellement le depart des generaux.Autrement nous avons un chef d'etat qui ne doit pas tolerer une telle insubordination de la part d'un militaire recurté a cause de sa competence au karaté.




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